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LE
BLACK ANGEL MAGAZINE LA
SERIE
DAVID BOREANAZGALERIE
DE PHOTOS
TOUT
SUR DB
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Par Maïté
NB : si vous voulez me laisser vos impressions, vos critiques, vos conseils ou vos insultes: mon adresse : lyra-liza@caramail.com Résumé : Après plus de quinze ans sans l'avoir vue, Angel reçoit une lettre de Buffy. Une lettre dans laquelle elle lui annonce qu'elle a une fille, qu'elle est mariée et qu'elle meure. Angel accourt à son chevet, Connor (19 ans), sur ses talons. Mais cette fois il ne pourra rien.... *** " Angel, toi, mon amour .. La vie n'est parfois pas comme on se l'imaginait... Je me souviens, lorsque j'étais enfant, je rêvais simplement d'avoir un mari et une famille... Je ne voulais ni être une star, ni être une héroïne ou faire le tour du monde... Juste aimer et être aimée... C'est drôle... Aujourd'hui j'ai une merveilleuse fille et un époux dévoué... Et pourtant le seul homme que j'ai jamais réussis à aimer, c'est toi. C'est pour ça que je t'écris, parce que j'ai besoin de savoir qu'il te restera quelque chose de moi après tout ça. Je n'ai que 36 ans, je suis jeune...enfin aussi jeune que je peux l'être. Et pourtant c'est aujourd'hui à moi de dresser le bilan de ma vie. Je me meure Angel... Ironie du sort, ce n'est ni un démon ni un vampire qui me tueras, mais un simple virus. Mon corps de Tueuse peut supporter des milliers d'attaques mais il ne peut se battre contre cette maladie qui m'envahit peu à peu. Les médecin disent qu'il ne me reste que quelques semaine à vivre... Trois, quatre.... Je n'ai pas peur de mourir tu le sais. Et tu sais aussi pourquoi j'attends la mort avec sérénité. Mais je m'en veux de laisser les gens que j'aime ici, seuls... Mais j'y reviendrais plus tard. De vieilles images me reviennent...L'odeur de ta peau, sa fraîcheur... Ton sourire... Je peux presque entendre le bruit des doigts de Willow courants sur le clavier de l'ordinateur, ou les yeux de Giles quand il me regardait...Parfois je me souviens d'une blague d'Alex, d'un quelconque démon ou de tout ce qu'on a pu vivre toi et moi... Le visage de Faith, celui de Spike ou de Cordélia me reviennent en mémoire, alors que j'avais cru les avoir oublié... En réalité ils avaient toujours été là, tout au long de ma vie. Tu vois, je ne me souviens pas de mon mariage ou de la première fois où j'ai vu Anton. Non, c'est d'eux que je me souviens, d'eux et de toi. Mais toi tu es parti il y a des années... Giles lui, est mort, comme Willow et comme Anya. Alex ... je ne sais pas où il est, je ne sais pas ce qu'il fait. Il me manque, j'aimerais qu'il soit là pour moi aujourd'hui. Mais il n'y a qu'Anton dans cette chambre d'hôpital. Il n'y a que lui pour me tenir la main. Je m'en suis longtemps voulu de ne pas l'aimer... Il ne sait pas pour moi, il ne sait pas pour les démons. Les premières années de notre mariage, lorsque j'étais encore la Tueuse, j'étais obligée de m'enfuir pas la fenêtre de notre chambre, comme lorsque j'avais 15 ans. Les choses se sont légèrement arrangées lorsque Nina a pris ma place, mais il lui arrivait parfois de débarquer dans la chambre conjugale, et devant mon mari endormi, de me demander de l'aide. Aujourd'hui je peux en sourire, mais à cette époque je craignais tellement qu'il ne découvre qui j'étais, que je mentais sans cesse... Tu me diras, j'avais l'habitude... Je veux dire ce n'est pas comme si je n'étais pas la reine de cette discipline!!! Ma fille sait. Elle sait qui elle est et d'ou vient sa force. Mon Dieu Angel... Tout est si confus. Ma jeunesse, ma folle jeunesse me manque. Les réunions à la bibliothèque, les journées dans les cimetières... Magic Box. Tout ça est ma vie, c'est celle la que je regretterai, malgré la gentillesse d'Anton, de ses amis... Depuis quand n'est-je pas rie franchement ? Depuis quand ne suis-je plus naturelle ? Les seuls moments où je suis moi c'est avec Dawn. Elle sait ce qui se cache derrière l'apparence d'Américaine modèle. Tara aussi, Tara que je vais parfois voir à Magic Box, pour dire bonjour, parler du passé. Une fois mon mari est passé devant la boutique et il m'a vue. Le soir, au dîner, j'ai eu droit à sa vision de la sorcellerie. Pour lui Tara n'était qu'un escroc qui vendait des gris-gris aux touristes et aux tordus de cette ville. Tu comprends pourquoi je ne peux rien dire. Et toi tu es loin... Je ne connais plus ta vie, je ne sais pas si tu vas bien. Et Cordélia, et Wesley, et ton fils, Conor. Comment vont-ils ? Tout ça ne sert à rien je le sais. T'écrire était idiot. Je n'ai pas le droit de revenir de cette manière dans ta vie. Je ne peux pas, je ne dois pas t'envoyer cette lettre. Mais je le ferais, tu me manques trop pour que je ne t'avoues pas certaines choses. Tu es le seul que je n'ai jamais aimé Angel, le seul. Peu importe Anton, Riley, Kevin ou Andrew... Toi, Angel , tu es le seul. Quand je vais mal, c'est à toi que je pense, ce sont tes baisers dont je me souviens et mon cœur, en morceau depuis tellement d'années, me rappelle la douleur de t'avoir perdu. Peut-être qu'on aurait dû plus se battre. C'est la seule chose que je regretterais, n'avoir pas plus essayer. Nous deux, ça a été dur, très dur, et pourtant je ne peux pas m'empêcher de penser que tu es la plus belle chose qui ne me soit jamais arrivée, à part ma fille bien sûr. Comme si ma vie n'avait commencé que le jour où je t'ai rencontré, comme si avant rien n'avait compté... Après tant d'années sans se voir, je t'aime encore. Je t'aime encore comme avant, et penser à toi, même aujourd'hui, me fait pleurer et rire en même temps. J'ai essayé de te mettre dans un coin de ma tête, pour ne plus penser à toi. Il y a certains jours où j'y suis arrivée... Mais les regrets, l'amertume et la douleur ne sont pas des sentiments dont on sort inchangé et dont on ne se souvient pas. Il y a toujours cette photo de toi, dans la malle sous mon lit. Entre les pieux et d'autres souvenirs, tu es là. Mais je n'ai pas besoin de ça pour me souvenir de tes yeux, de ta bouche, de tes sourcils même. Ils sont gravés en moi, je le sais aujourd'hui. Il est difficile de penser que tout ça est fini... Le scoobygang, nous. C'est comme si ma vie s'était arrétée ce jour de mars, en 2005. Willow, Anya et Giles... Mon dieu, si cette voiture n'avait pas déboulée, si ils étaient partis quelque secondes plus tard... Ils ne seraient pas morts, je ne serais pas venue te voir, nous n'aurions pas couché ensemble... je n'aurais pas épousé Anton. Mais je ne pouvais pas... Je ne voulais pas être mère célibataire et élever mon enfant dans cette vie démoniaque. Alors Anton a toujours cru que Many était de lui. Mais là aussi j'ai menti... J'ai l'impression que ma vie n'a été qu'un gigantesque mensonge. Many n'est pas la fille d'Anton, c'est la tienne. Vous avez les mêmes yeux, de grands yeux noirs... Quand elle me regarde j'ai l'impression que tu es en face de moi. Et quand elle est triste ou en colère, ses yeux, comme les tiens, parlent pour elle. Sa bouche aussi vient de toi, et les inombrables coups de soleil quand elle reste trop longtemps exposée, attestent qu'elle est bien la fille d'Angélus. Elle a toujours su. Je ne lui ai rien dit mais elle le sait, depuis qu'elle est en âge de comprendre. Elle devait avoir deux ans, peut-être trois... Un des amis d'Anton est venu passé quelques jours à la maison, il a regardé Many et lui a dit qu'elle avait un visage d'Ange. Many lui a rétorqué que c'était son papa qui avait un visage d'Ange. Anton croyait qu'elle parlait de lui mais moi j'ai bien compris que c'est à toi que ce petit bout de chou rendait hommage. Elle a grandi, elle a aujourd'hui 14 ans... Tu n'imagines pas à quel point elle te ressemble. Anton et moi sommes tous deux blonds, mais elle elle a de grands cheveux ondulés d'un noir de jais. Et pourtant Anton n' a jamais compris. Tous ces mensonges, toute cette douleur. Perdre Willow, Giles et Anya ca a été le début de la fin. Je me souviendrai toujours de cette vision d'horreur. La voiture en morceau, les ambulances, les pompiers et la police. Ils ne devaient pas aller loin... Giles devait juste passer chez lui pour prendre quelques livres, et Willow et Anya projetaient d'aller chez le coiffeur. ALors Giles avait proposé de les emmener. Cette dernière image d'eux se retournant sur le pas de la porte et criant qu'ils reviendraient pour fêter l'anniversaire de Dawn. Nous savions tous qu'ils partaient lui acheter un cadeau, et leurs sourires sur le visage, cette joie dans les yeux. C'était un jour particulier... Dix ans qu'on se connaissait, et en plus Dawn avait 20 ans... Ce devait être un jour de fête... Et puis leurs corps dans cette église, Alex et moi serrés comme si nous étions seuls au monde, seuls à présent, et seuls à jamais. Willow était si belle...On aurait dit qu'elle dormait. Seule une cicatrice, vaguement cachée par le fond de teint, attestait de son accident, de sa fracture du crâne, fatale blessure. Anya elle ne ressemblait en rien à l'Anya que nous connaissions, et pourtant Alex n'a rien dit. J'ai bien vu dans ses yeux qu'il trouvait aussi qu'elle paraissait trop sage et trop timide... Ce n'était pas son Anya. Et Giles, mon Dieu Giles... Pour la première fois, il paraissait faire son âge. Alex et moi avions absolument tenus à ce qu'il porte du tweed. Nous savions que ça l'aurait fait rire de faire ce dernier voyage dans cette tenue. Ils ont été enterrés côte à côte, dans ce petit cimetière où nous allions nous embrasser en secret. Et comme un pied de nez au hasard, ils ont été mis en terre à quelques mètres de la crypte de Spike, aux côtés de Jenny. C'était la dernière volonté de Giles, Giles qui fut le dernier à mourir, avec nous, dans cette chambre d'hôpital, au même étage que celle où je me trouve aujourd'hui. Il est mort en sachant qu'on l'aimait tous, c'était peut-être le plus important. Anya et Willow n'ont pas eu cette chance. Si je te dis tout ça, c'est parce que la dernière fois que nous nous sommes vu, je n'ai pas vraiment eu le temps d'aller au bout des choses... j'avais trop besoin que tu me prennes dans tes bras, de pleurer dans le creux de ton épaule... Evidemment, tout a dégénéré, mais peut-être est-ce ça que j'avais cherché en venant à L.A... Bon, je crois que je peux mourir en paix maintenant. Je te demande juste deux faveurs... Si tu m'as oubliée, ou que tu ne penses plus à moi, fais-le quand même pour ta fille, et pour ce passé qui me rattrape en ce moment. La première chose que je te demande, c'est de venir à mon enterrement. Toi seul peut leur dire que je veux être enterrée près de mes amis. Je le dirais aussi à Dawn mais si Anton lui met une quelconque pression, elle acceptera que je rejoigne un autre cimetière. Mais je veux être enterrée près de ma famille, je t'en supplie...S'il faut que tu montres cette lettre à mon mari, tant pis...Et appelle Alex. Je veux qu'il soit là. Et la chose la plus importante, celle qui me permettras de mourir en paix, c'est de protéger Many. Je t'en supplie, protège, de près ou de loin, notre fille. Les forces du mal la veulent, et ils l'auront si tu ne les en empêche pas. Dis-lui la vérité sur nous, raconte-lui notre histoire si tu le veux... fais comme bon te semble. Mon amour, je meurs en sachant que je t'aime, je meurs heureuse, je sais ce qui m'attends. Et je les retrouverai, je les retrouverai tous. BUFFY - Chéri, appela une femme.. Chéri, tu es là ? - Samantha ? C'est toi....Je suis dans le salon. Répondit l'homme. La maison, située dans un des plus beaux quartiers de Los Angeles, était une de ces habitations modernes où tout semble avoir son utilité. Le salon aurait pû paraître convivial mais le manque de personnalité des meubles, de la décoration, en faisaient plutôt une pièce froide et sans âme. Seule une photo d'un jeune homme d'environ 19 ans, prouvait que la maison était occupée. L'homme, assis dans le canapé, feuilletait un magazine... Sa femme se laissa tomber à ses côtés, elle enleva ses chaussures et se mit à l'aise. Elle passa ses mains sur sa nuque. Maudit travail, pensa-t'elle. L'homme lui, n'avait toujours pas bougé. Il ne réagit pas plus lorsque la femme posa un tas de lettres sur la table basse. Il demanda : - Dure journée ? - Oh, on a perdu 2 millions de livres en bourse... Le cours des actions de la société est en baisse depuis ce midi... - Je ne t'ai pas entendue partir ce matin... - Oui je sais... Je n'ai pas voulu te réveiller... Connor est à la maison ? - Non, il est encore avec cette fille... - C'est de son âge, dit la femme avec un sourire... Je suis sûre que tu faisais la même chose .. - A vrai dire j'étais même mille fois pire!!! dit l'homme en prenant le paquet de lettres sur la table. - Donc tu vois... Et cette Amy est plutôt gentille... - C'est bien ce qui m'inquiète... dit-il d'un air sérieux. Lorsqu'il rencontra le regard de sa femme, l'homme sourit mais ne dit rien. Elle ne savait pas... Elle ne savait rien. Il évita les habituelles factures et invitations... Toujours la même chose, pensa-t'il. Ces ventes de charités, ces galas... tous ces gens sans aucun intérêt... Il allait reposer la dizaine de lettres à leur place quand l'une d'elles attira son attention. C'était la seule qui était manuscrite, la seule qui semblait intéressante... Et cette écriture... non, c'était imposible. Impossible qu'elle pense encore à lui, après toutes ces années. Il ferma les yeux quelques instants. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas les ouvrir car alors la réalité lui sauterait aux yeux : il regarderait encore cette lettre et découvrirait que, non, bien sûr, ce n'était pas elle. Combien de fois en 15 ans avait-il eu ce petit frisson dans le dos... Combien de fois avait-il cru qu'elle était revenue... Il suffisait d'un rien. Une femme blonde de dos, une voix au téléphone... Il secoua la tête et rouvrit les yeux. Sa femme demanda : - Angel ? Chéri tu vas bien ? - Oui, sourit celui-ci. Ne t'inquiètes pas... - Tu n'as vraiment pas l'air bien... Tu es tout blanc... Tu veux que j'appelle un médecin... - Non, dit Angel. C'est juste que... non rien. Il n'allait quand même pas dire à sa femme qu'il avait cru un moment que son ex-petite-amie, l'amour de sa vie, lui avait écris!! Il ne pouvait quand même pas lui dire que sa blancheur cachait un espoir fou, inutile, celui d'être avec elle, de nouveau, un jour. Sa femme se leva, le regarda une dernière fois, puis elle monta l'immense escalier qui menait au premier étage de la maison.
Angel était enfin seul. Samantha ne reviendrait pas avant une bonne heure. Dès qu'elle revenait de son travail (elle était l'héritière d'un empire de l'industrie du verre), elle se faisait couler un bain chaud et s'y plongeait pendant une ou deux heures. Puis généralement elle repartait presqu'aussitôt à un diner d'affaire, à une réception ou à son siége social. Angel reporta son attention sur la lettre. Il savait que cette fois-ci il ne s'était pas trompé... Buffy lui avait écrit. Elle ne l'avait pas oublié, malgré la distance du temps et de l'espace. Avec précaution il ouvrit l'enveloppe. Son esprit était trop embrouillé. Il tendit la main vers le sac à main de son épouse et y trouva le paquet de cigarettes cherché. Il en alluma une, tirant de longues bouffées de ce tabac si apaisant. Puis il posa la cigarette sur le cendrier, extirpa la feuille blanche de son enveloppe et ses yeux se remplirent de larmes lorsqu'il lu l'écriture de Buffy et cette phrase 'Angel, toi, mon amour'... Mais dès les premiers mots ils comprit. Lorsque Samantha descendit les escaliers, il ne l'entendit même pas. Rien ne comptait plus maintenant. Rien. C'était comme si la vie elle-même n'avait plus aucun sens. Buffy. Il ne pensait qu'à elle, il ne voyait plus qu'elle. Des larmes coulaient silencieusement sur ses joues, mais il ne fit aucun geste pour les essuyer. Il pleurait en relisant chacun des mots qu'elle lui avait écrit. Il pleurait et il ne voulait qu'une seule chose, crier au monde sa douleur, cette douleur qu'il avait cru oublier mais qui revenait aujourd'hui, encore plus intense qu'auparavant. Il releva la tête avec difficulté et croisa le regard de sa femme. Celle-ci s'aperçu alors des larmes d'Angel et elle accouru vers lui. Il aurait aimer lui dire de s'en aller, de quitter cette maison mais il ne fit rien. Elle s'assit à ses côtés et lui prit la main. Le contact de leurs peaux fit frissonner Angel. Comment avait-il pu être si stupide!!! Il aimait Buffy, plus que sa propre vie ... et pourtant ce n'était pas à elle qu'il était marié... Samantha murmura : - Angel... dis moi ce qu'il se passe. Mais comment pouvait-il exprimer par de simples mots ce qu'il était en train de ressentir. Il ferma les yeux et revit le visage de Buffy derrière ses paupières closes. Il revit son sourire, ses yeux... Sa façon de lui dire qu'elle l'aimait, comme si ces mots la délivraient à chaque fois de quelque chose... Il l'avait perdu des dizaines de fois... Des dizaines de fois il avait cru qu'elle était morte. Puis il était parti, revenu, reparti. Elle l'avait rejoint à Los Angeles, il avait forcé le destin pour qu'elle retourne à Sunnydale. Mais Buffy resterait à jamais Buffy. SA Buffy. Il regarda Sam et il supplia : - Pardon... - Pleure mon chéri, si ça te fait du bien...Mais dis-moi ce qu'il se passe. - Elle... elle meurs. Et je ne suis pas avec elle. - Qui est en train de mourir ? - Elle... Buffy. - Mais qui est Buffy ? - L'amour de ma vie, répondit-il en murmurant... Celle que j'aime... - Qu'est-ce que tu racontes. - Excuse-moi Samantha. Excuse-moi, dit-il en se levant. - Mais dis-moi ce qu'il se passe à la fin... - Ce qu'il se passe ? Tu n'as donc rien compris... - Compris quoi ? - Que je ne t'aimais pas, que je n'étais pas humain... - Tu es devenu fou. - Je suis fou de l'avoir laissée partir. Je suis fou d'être ici alors qu'elle est là-bas... Je suis fou d'amour pour elle et je ne l'ai pas compris... Je pensais que je l'avais oubliée...Mais comment ai-je pu être aussi con, cria-t'il. - Angel!!!!! Mais putain tu vas me dire ce qu'il se passe. - Je n'ai pas arreté de te mentir, je n'ai pas cessé une seule seconde. J'ai oublié qui j'étais, ce que j'étais et qui j'aimais... - Et qui es-tu ? demanda-t'elle avec colère. - Un vampire, dit-il avec douleur. - ..... - Sam je t'expliquerai tout. Mais il faut que j'aille la voir. - Si tu l'aimes tant que ça, pourquoi est ce que ce n'est pas avec elle que tu t'es marié, tempéta-t'elle. - Longue histoire, dit-il simplement. Puis il prit sa veste et claqua la porte en s'en allant. Il monta dans sa voiture el mit le contact. Il allait faire demi-tour lorsque quelqu'un l'appella. C'était Connor, avec sa petite amie, cette Amy. Angel ouvrit la portière et appella son fils. Celui ci accouru et demanda : - Où est-ce que tu vas ? - Buffy est en train de mourir... - Je viens avec toi, dit-il simplement en prenant place dans la voiture. Le voyage fut long et silencieux. Angel réflechissait, il se maudissait de ne rien lui avoir dit. Il aurait du avouer à Buffy sa nouvelle condition. Il aurait du lui dire qu'ils pouvaient s'aimer. Aujourd'hui il était trop tard... elle mourrait, et lui resterait vivant. Il se rappellait de tout... Il ne s'était pas passé une seule chose avec la Tueuse dont il ne se souvenait pas. Lorsqu'après Glory il avait cru l'avoir perdue à jamais, lorsqu'il avait cru qu'il le suporterait, il avait eu mal. Mais c'était comme si il sentait que ce ne pouvait être vrai, que Buffy ne pouvait pas être vraiment morte... Et puis cette journée de mars... cette terrible journée de Mars 2005. Buffy l'avait appellé... En entendant le son de sa voix, cette douleur contenue, cet abandon... Il avait su qu'il c'était passé quelque chose. Il lui avait demandé si ça allait et elle avait répondu qu'elle sortait tout juste de l'enterrement de Giles, de Willow et d'Anya. Sous le choc, il n'avait rien répondu mais Buffy avait demandé, de cette voix fragile, coupée par l'émotion, si elle pouvait venir le voir. Elle était venue et pour la première fois depuis qu'il la connaissait, elle ressemblait exactement à une jeune fille normale. Ce n'était plus la Tueuse, c'était une femme qui venait de perdre trois de ses meilleurs amis, trois des membres de sa famille. Aucun mots n'auraient pu la consoler, alors Angel la serra seuleument très fort dans ses bras. Et elle avait pleuré, pleuré encore jusqu'à l'épuisement. Et de fil en aiguille, ils avaient fait l'amour. Il avait perdu son âme mais Buffy avait réussi à le maitriser jusqu'à ce que Wesley lui rende ce début d'humanité. Après un dernier baiser, il lui avait dit : - Sois forte Buffy... - Je ne peux pas, avait elle répondu les larmes aux yeux. Tu es loin, et ... ils sont morts... Est ce que tu peux me dire à quoi ça sert tout ça ? Hein ? - Je n'en sais rien mon amour... Je ne sais pas. - Angel, pour la première fois de ma vie je ne veux pas être forte... J'aimerais pleurer comme n'importe qui le ferait à ma place mais je ne peux pas...C'est comme si je ne pouvais plus ressentir aucune émotion... Quand je sens que je vais pleurer, tu sais ce que je me dis ? Qu'il ne faut pas, que je suis la Tueuse et que je dois être forte... Est ce que tu te rends compte Angel!!' - Buffy... - Angel, avait-elle sangloté, je ne veux plus être la Tueuse, je ne peux plus... - Je sais, avait-il dit en la prenant dans ses bras. - On ne se reverra plus jamais... avait-elle murmuré à son oreille. - C'est aussi ce que je crois, avait-il répondu les larmes aux yeux. - Je hais ma vie, avait-elle dit. - Je t'aime, avait-il simplement répondu. C'était il y a quinze ans et il s'en rendait compte maintenant, il avait passé ces quinze années à ne penser qu'à elle, à n'aimer qu'elle. Comment avait-il pu être aussi con!!! se reprochait-il. Mais ça ne servait plus à rien... Ils étaient arrivés, et dans le bâtiment vers lequel ils se dirigeaient se trouvait la femme de sa vie, qui était en train de mourir. Ils arrivèrent à l'accueil. Le visage d'Angel était fermé, c'était comme s'il ne ressentait rien. Mais Connor connaissait assez son père pour savoir que c'était tout le contraire : il souffrait tellement que son visage ne reflétait qu'un vide, un gouffre insurmontable de douleur et d'amertume. Le vampire et son fils montèrent les escaliers et au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de Buffy, la douleur se faisait de plus en plus aigüe. Mais Angel ne pleurerait pas... Ce n'était pas de ça que Buffy avait besoin... Il fallait qu'il soit fort, comme elle le serait, sans aucun doute. Lorsqu'ils arrivèrent au troisième étage, malgré toutes ses promesses, Angel laissa éclater un cri... Il refusait que la femme qu'il aime finisse ses jours ici... Pas comme ça, pas ici. Le couloir était silencieux, et comme si ça ne suffisait pas, les murs glacés semblaient répércuter à l'infini cette étrange absence de bruits. Quelques fauteuils, une machine à café... et tous ces instruments qui prolongeaient les vies. Le couloir était presque désert. Seule une jeune fille était assise dans un de ces immondes fauteuils inconfortables. Elle passait la main dans ses cheveux, elle semblait épuisée. Puis elle leva brusquement la tête et croisa le regard d'Angel. En même temps, à la même seconde, ils comprirent tous deux qui leur faisait face. Angel secoua la tête... Pendant toutes ces heures, depuis qu'il avait lu la lettre de Buffy, il n'avait pensé qu'à elle, et il en avait complétement oublié sa fille. Many... Buffy avait raison, elle était magnifique. Ses longs cheveux noirs, ses grands yeux de la même couleur... Many lui sourit avec douceur, mais Angel ne parut même pas le remarquer. Il ne pouvait que contempler sa fille, sa toute petite fille. Connor ne comprenait strictement rien à ce qu'il était en train de se passer. Cette fille, pourquoi avait il l'impression de la connaître ? Il n'arrivait pas à la regarder...C'était comme si elle était trop bizarre et trop... belle pour qu'il puisse soutenir la comparaison. Connor avait toujours été beau... Il possédait la blondeur et la grâce de Darla et la sombre beauté et la force d'Angélus. Ce fragile équilibre des chromosomes en faisait un être à part, tant sur le plan de l'apparence que sur le plan de la génétique. Et cette fille, sans pourtant lui ressembler, avait quelque chose dans le regard, dans la position, dans l'attitude, qui lui rappellait et son originalité, et celle de son père. Alors il comprit. Il comprit que cette fille était sa soeur, la fille d'un vampire et de la Tueuse... Il sourit et s'avança vers Many. Avec tendresse, il la prit dans ses bras, et l'embrassa sur la joue. Il se rendit compte que si quelqu'un osait lui faire du mal, il ne réfléchirait pas, et se jeterait sur lui. C'était sa petite soeur, et tant qu'il serait en vie, personne ne lui ferait de mal. Connor murmura : - Je suis Connor... - Et moi je m'appelle Many. Tu sais qui je suis ? (cela ressemblait plus à une affirmation.) - Ma soeur, dit il avec un sourire. Elle n'eut pas le temps de répondre. Angel avançait vers ses deux enfants. Connor se poussa sur le côté pour que le père et la fille soient face à face. Angel caressa le visage de Many avec tendresse et il inspira une grands bouffée d'air qui ne lui servirait à rien. La jeune fille, sans réflechir, se jeta dans les bras du vampire, et ils réstèrent enlacés quelques instants. Many murmura : - Je crois que maman t'attends. - Many, écoute, commença Angel. - Il vaut mieux que tu ailles la voir. - Quelle chambre ? - 36, c'est juste là, dit elle en regardant une des portes blanches. - D'accord. Pendant qu'Angel poussait la porte, Connor et Many s'assirent et la jeune file demanda : - Maintenant tu pourrais peut-être me raconter l'histoire de mes parents ?
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